
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet : « Renforcement des actions préventives et du suivi médical au profit de jeunes filles en situation de vulnérabilité face aux IST/VIH/SIDA » soutenu par l’Association Solidarité Sida à travers son Fonds Solidarité Sida Afrique, l’Association Liaison Universelle a organisé du 18 au 19 février 2025 à Ouagadougou, des journées de communication et de sensibilisation sur les notions des droits humains et le cadre juridique de protection des droits catégoriels du Burkina Faso.
L’objectif général de ces journées de communication a été de contribuer à la promotion et la protection des droits humains par le renforcement de l’information et la sensibilisation des membres sur les notions de droits humains et le cadre juridique de protection des droits catégoriels au Burkina Faso.
Les participant-e-s estimé-e-s au nombre de 15 ont concerné les membres des instances dirigeantes de l’association, les membres de la Direction Exécutives et les leader-e-s des bénéficiaires du projet.
Les communications ont été assurées par des facilitateurs venant de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) ainsi que de l’Association COLIBRIS.

Ces journées de communication ont permis :
de manière générale, d’améliorer les connaissances de 15 acteur-rice-s de l’association en matière de connaissance sur les missions de la Commission Nationale des Droits Humains, des notions des droits humains et du cadre juridique de protection des droits catégoriels au Burkina Faso ;
et de manière spécifique, de :
- Renforcer les connaissances de 15 acteur-rice-s sur les missions de la Commission Nationale des Droits Humains, les notions des droits humains et le cadre juridique de protection des droits catégoriels au Burkina Faso ;
- Outiller nos membres et les leaders de nos bénéficiaires sur la connaissance des moyens de recours et des stratégies à adopter en cas de violation de leurs droits.

Pouvez-vous vous présenter ?
Moi, je suis Monsieur Daniel NIKIEMA, je suis Conseiller en Droits Humains à la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH), plus précisément au niveau du Service des droits économiques et socio-culturels.
Que pensez-vous de cette journée de communication ?
Tout d’abord, permettez-moi de dire merci à votre structure qui a bien voulu penser à approcher la CNDH, parce que les droits humains constituent aujourd’hui, un pan de développement entre griffe en lien avec vos missions de la santé liées aux jeunes filles, la protection et aussi la connaissance sur les droits constituent, les éléments clés. Donc pour moi, globalement je trouve que cette première journée est une journée bien enrichie et aussi pleins de partages avec les participant-e-s vu les différentes interventions.
La première communication comme vous l’avez bien constaté-e-s, a été celle de la CNDH. Il fallait d’abord présenter la CNDH à travers ses mandats, ses attributions, son organisation, son fonctionnement et aussi les principaux mécanismes que la CNDH abrite afin de pouvoir participer à la protection des droits humains d’une manière générale.
Ce qui concerne la deuxième communication, nous avons échangé en long et en large sur les généralités des droits humains à travers des discussions sur les concepts droits humains. Et, on a vu aussi les différentes générations des droits humains selon l’évolution ou leurs apparitions temporaires. Ensuite, on a vu les différents principes fondamentaux qui encadrent les droits humains dans leurs mises en œuvre. Nous avons pu présenter aussi, un lot d’instruments juridiques autant internationaux, régionaux que nationaux qui contribuent à la protection des droits humains. Mais il faut retenir en lien avec votre domaine d’intervention, on a fait un focus sur le droit à la santé qui est un droit inclusif qui nécessite l’accessibilité au plan physique économique et tout cela soit des édifices sanitaires, que ça soit aussi en terme de qualité de ressources humaines, en terme de qualité de médicaments. C’est un droit qui est contrôlé et mis en œuvre par le Comité Test avec un certain nombre de facteurs déterminants à partir desquels la Commission peut apprécier si le droit a été dit ou pas. Voilà un peu résumé cette deuxième communication.
Concernant la troisième communication, ce sont les droits catégoriels ou des catégories de droits qui intéressent une certaine catégorie de personnes au regard de leur vulnérabilité qui a été abordé. Mais l’accent est mis sur les droits auxquels le Burkina Faso a pu ratifier un certains nombres d’instruments juridiques. Donc, c’est pourquoi, il a été question de discuter des droits spécifiques ainsi que les principes généraux qui encadrent la protection des enfants, des droits qui encadrent les femmes, les droits des personnes handicapées, les droits des personnes âgées et aussi les droits relatifs aux personnes déplacées internes qui constituent un élément de notre contexte sécuritaire et humanitaire. Voilà un peu résumé la troisième communication.
Quels conseils pouvez-vous donner aux participant-e-s après ces communications ?
D’abord, je dirais à chaque participant-e, qu’il est important d’être un relai, j’allais dire que chacun-e au niveau de sa base ou de son milieu de vie, c’est de pouvoir discuter des questions de droits humains, partager les expériences que nous avions acquises, aujourd’hui. Dans un deuxième temps, je dirais qu‘il appartient aux acteur-rice-s des droits humains de s’organiser davantage pour aller en réseau et prendre en compte les défis qui se présentent en nous. Surtout, ne pas abandonner mais de travailler à prendre en compte les droits humains dans leur globalité et aller en réseau dans des actions de plaidoyer, de sensibilisation, de protection et, si nécessaire, à des actions aussi de dénonciation pour pouvoir relever ces défis qui se présentent à nous. Enfin, je dirai que c’est de toujours avoir le courage et comme quelqu’un le disait tantôt, avoir une vision claire des droits humains et mener les questions liées aux droits humains avec un certain leadership et aussi penser que ces droits non seulement vont nous profiter mais aussi profiter à l’avenir. Voilà, ce que je peux dire.

Quant au deuxième facilitateur, Monsieur Charles SOME, Président de l’Association COLIBRIS, il a axé sa communication sur la connaissance des moyens de recours et des stratégies à adopter en cas de violation de droits. Dès l’entame, c’est par la définition d’un certain nombre de concept en lien avec les violations des droits humains et les atteintes des droits humains, qu’il a débuté. Ce cadre de partage d’information et de sensibilisation a permis au facilitateur de présenter et expliquer clairement les mécanismes et dispositions au niveau national, régional et international pour faire respecter les droits. Cette communication a suscité également plusieurs interventions à travers des partages d’information sur des situations vécues, des questions en lien avec les dispositions à prendre en cas de violation des droits humains.


Comme mot de fin, la Présidente de l’Association Liaison Universelle (ALU) a remercié les communicateurs et les participant-e-s pour ces riches moments d’échanges. Elle a aussi réitéré ses remerciements au Partenaire Solidarité Sida pour la confiance renouvelée à travers cet appui. Elle a terminé ses propos tout en souhaitant aux communicateurs et aux participant-e-s, un bon retour dans leur domicile respectif et bonne exécution de projet.